27 août 2026
Le baril chute de près de 4 %, la pompe reste au plafond
Le pétrole dégringole. Pas vos pleins. Le baril a perdu près de quatre pour cent en une seule journée, et le même jour, à la pompe, le gazole était à deux euros vingt-quatre. Tenez bon jusqu'au bout, la combine vaut le détour. Bienvenue sur Radio Bunker, la vraie radio de la Cambrousse. Mardi vingt-cinq août, le baril de Brent a chuté de trois virgule quatre-vingt-neuf pour cent, à quatre-vingt-huit dollars cinquante-huit. Le baril américain a lâché trois pour cent, à quatre-vingt-deux dollars trente-six. La raison ? Pas l'économie : la diplomatie. Les ministres iranien et omanais discutent d'un couloir de navigation provisoire et d'un déminage dans le détroit d'Ormuz, et les marchés parient déjà sur le retour du pétrole iranien. Et ça, ça se produit alors même que Washington venait d'annoncer la veille une nouvelle salve de sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran. Chez vous, ça ne change rien du tout. Le même plein, le même prix, le même trou dans le porte-monnaie samedi matin. Alors expliquez-moi. Quand le baril grimpe de quatre pour cent, le lendemain matin c'est répercuté à la pompe, et pan, tout le monde trouve ça normal. Quand il dégringole de quatre pour cent, là il faut attendre, il paraît que ça met du temps à descendre les tuyaux. Vous en connaissez beaucoup, vous, des liquides qui montent plus vite qu'ils ne descendent ? Les pontes du pétrole ont trouvé, c'est du grand art. Moi, à mon coin de pêche au bord du lac, quand l'eau baisse, ça se voit tout de suite. Personne n'a besoin de me faire un communiqué. Vous pouvez me suivre, mais pas de trop près. Bunker Alpha, out.