30 août 2026
Le détroit d'Ormuz quasiment à l'arrêt
La route du pétrole se vide. Dans le détroit d'Ormuz, par où sort le gros du pétrole du Golfe, on est passé de cent quarante navires par jour à deux. Écoutez bien, parce que la conséquence, c'est vous qui allez la payer. Bienvenue sur Radio Bunker, la radio de la liberté. Les relevés sont tombés lundi vingt-quatre août. Ce jour-là, deux bateaux seulement ont franchi le détroit d'Ormuz. Deux. Sur les dix derniers jours, la moyenne est de quatorze traversées par jour, contre cent trente à cent quarante avant le début de la crise, le vingt-huit février. Ça fait à peine dix pour cent du trafic d'avant. Et encore, plusieurs navires naviguent balise éteinte, transpondeur coupé, pour qu'on ne les suive pas. L'Iran a collé quarante-cinq pétroliers sur liste noire, Washington a sanctionné une soixantaine d'entités dans la foulée. Le baril, lui, tournait à quatre-vingt-douze dollars en début de semaine. Chez vous, ça veut dire une chose : tant que ce goulet reste bouché, votre plein ne redescendra pas. Il ne peut pas. Et pendant ce temps-là, les costards-cravates des deux camps se renvoient des listes noires et des communiqués, chacun jurant que c'est l'autre qui cédera le premier. Pendant leur bras de fer, c'est le tuyau du monde entier qui est pincé. Et c'est nous, en bout de ligne, qui payons le bouchon. Le chemin de terre qui mène à ma bicoque, quand un arbre tombe en travers, tout le monde est à pied. Personne ne vient m'expliquer que c'est stratégique. On sort la tronçonneuse et on dégage. Vous pouvez me suivre, mais pas de trop près. Bunker Alpha, out.