31 août 2026
Le kérosène plombe le transport aérien
Le kérosène met les avions à genoux. La flambée du carburant d'aviation coupe en deux le bénéfice des compagnies aériennes cette année, et forcément, ça va retomber sur le prix de votre billet. Restez jusqu'au bout, la comparaison de la fin vaut le détour. Bienvenue sur Radio Bunker, la radio de la résistance. C'est l'IATA, le syndicat mondial des compagnies aériennes, qui a sorti ces chiffres à son assemblée de Rio, en juin. Depuis le blocage du détroit d'Ormuz au mois de mars, par où transite une large part du pétrole mondial, la tonne de kérosène est montée de huit cent trente dollars à plus de quinze cents en quelques jours, avec un pic à mille sept cent trente. Résultat : cent milliards de dollars de surcoût pour le secteur, un bénéfice divisé par deux, de quarante-six à vingt-trois milliards, et des surcharges carburant qui grimpent jusqu'à trois cent dix-neuf euros sur un aller transatlantique chez Air France-KLM. Chez vous, si vous aviez prévu un long-courrier cet automne, préparez-vous : sur ces trajets-là, la note ne redescendra pas avant la fin de l'année. Et là, tiens donc, plus personne ne parle de bouclier tarifaire. Le pétrole flambe pour tout le monde, mais quand c'est le billet d'avion qui trinque, aucun ministre ne monte au créneau pour promettre un chèque. Pour mon plein de gazole, ils trouvent toujours une rustine à cent euros. Pour le kérosène, silence radio. Marie-Cécile, ma guimbarde, elle n'a jamais emmené personne à Bangkok. Mais elle ne m'a jamais collé de surcharge carburant en douce entre le départ et l'arrivée, elle non plus. Vous pouvez me suivre, mais pas de trop près. Bunker Alpha, out.